Certaines personnes peuvent souffrir, à un moment de leur vie, d’un épisode de dépression situationnelle. Elles vivent de grands stresseurs familiaux et au travail, par exemple. Il s’ensuit des conséquences au plan de leur humeur durant quelques mois. Leurs cognitions (les pensées), leurs émotions, leurs comportements et leur perception d’eux-même et des autres sont vivement affectées.
Elles ont l’impression de frapper un mur. Voici comment elles se sentent:
- leurs membres sont lourds et elles se sentent tendues et courbaturées ;
- leur concentration est difficile et elles n’arrivent plus à penser ;
- elles se sentent anormalement triste (plus qu’habituellement) et anxieuses ;
- elles sont pessimistes et négatives ;
- elles coordonnent difficilement les tâches (leurs pensées sont affectées) ;
- elles ressentent de la culpabilité, de la honte et se sentent dévalorisées.
Par la suite, leur humeur redevient euthymique, donc normale. Elles peuvent toutefois garder certaines fragilités psychologiques: trouble du sommeil, faible résistance au stress, plus grand risque de revivre une dépression dans le futur. Ces personnes peuvent néanmoins mener une vie normale et ne jamais revivre d’épisode de dépression.
D’autres personnes sont atteintes d’un trouble dépressif. Les épisodes de dépression reviennent régulièrement et prennent différentes formes. Seul un médecin ou un psychiatre peut poser un diagnostic.
Voici les plus fréquents:
- Trouble d’adaptation: humeur dépressive liée à un contexte précis. Lorsque la personne sort de ce contexte, elle se sent mieux rapidement ;
- Trouble bipolaire (maintenant appelé trouble affectif bipolaire): alternance de phases de manie et de dépression d’intensité variables ;
- Cyclothymie : la personne souffre de nombreuses périodes de dépression suivies de période d’exaltation légère (hypomanie). Je l’appelle le petit dauphin. J’aime cette méthaphore car la personne surfe sur des vagues de symptômes de dépressions et d’hypomanie, souvent des symptômes légers à modérés qui s’alternent rapidement sur plusieurs semaines ou mois. C’est un peu la version légère du trouble affectif bipolaire: les symptômes de (hypo)manie et de dépression ne sont pas aussi sévères ;
- Trouble dépressif saisonnier: symptômes de dépression de niveau faible à sévère qui surviennent durant l’hiver ou l’automne et se manifestent sur deux années et plus.
Si vous vous questionnez face à votre humeur, je vous suggère de consulter votre médecin de famille. Il pourra vous référer à un psychiatre.
Les psychiatres travaillent habituellement dans le réseau public. Certains offrent des services en cabinet privé. Voici quelques cliniques offrant ce service dans la grande région de Montréal et les environs: http://www.clinique-privee.ca/fr/psychiatrie-psychiatre.html
Personne ne devrait avoir honte de les consulter! En fait, quand nous avons un problème mécanique, nous consultons un garagiste, le spécialiste. Lorsque nous avons un problème cardiaque, nous consultons un cardiologue, le spécialiste. Lorsque nous vivons des difficultés au plan mental, nous gagnerions à consulter un psychiatre. Il évalue le fonctionnement du cerveau et les atteintes émotionnelles, comportementales et cognitives. Certains offrent même un service très complet incluant de la psychothérapie.
Si vous vivez ce problème, prenez un rendez-vous. Je peux vous aider.
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